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LE GRAAL Tandis que l’homme gravit les marches de l’échelle de Jacob, il change son niveau de conscience. A chaque palier, il peut penser avoir atteint la transcendance ou même l’illumination. Néanmoins, dans l`absolu, tant que l’âme n’est pas revenue dans le Sein Divin, annihilée dans le Rien, libre du besoin de l’expérience individuelle de la conscience, le retour n’est pas complet. Et, en parlant rigoureusement, le Tout est en perpétuel mouvement et mutation ; il n’y a donc pas de fin au processus de fusion avec l’infini. Nous limiterons donc notre discussion à la fraction limitée de l’univers humain, aux confins de la création qui ont un sens pour nos cerveaux limités. Pendant son épopée dans le corps humain, l’âme utilise tous les aspects de la structure humaine pour apprendre, expérimenter et évoluer. Un être humain est composé de corps physique, étherique, émotionnel/astral, mental et ainsi de suite.1 Les corps sont construits par l’addition progressive de substance spirituelle correspondant à chaque couche du Soi. Comme le temps n’existe pas l’individu perçoit et devient conscient de nouveaux niveaux dans sa structure personnelle au fur et à mesure de son élévation fréquentielle. On comprend donc que le concept du Graal signifie plusieurs choses, chacune liée à un niveau de conscience spécifique. La conscience de groupe a produit des reflets, des traductions de sa compréhension des mécanismes de l’univers. En d’autres mots, chaque niveau de compréhension a généré des religions, des rituels et des comportements qui correspondent à un niveau de conscience temporaire de l’humanité. 1. Tandis qu’il expérimente le niveau d’homme-animal, l’être s’abandonne aux sensations et satisfactions du corps primaire. L’existence est limitée à la survie et à la reproduction. Le corps est auto-régulé par la production d’hormones et le désir sexuel provoqué par le flot de substances chimiques. Manger ou tuer font partie des mécanismes de survie et l’individu ne questionne ni sa nourriture ni ce qu’il tue. A cette époque, la magie de la vie était célébrée par des rites de fertilité. Au travers de ces rites, l’homme dupliquait par l’acte sexuel et la procréation les principes de la nature et de la création. Le corps féminin était honoré comme le vase sacré capable de recevoir et de nourrir la vie. Eventuellement, la célébration du corps féminin, avec une poitrine abondante et des hanches généreuses, a duré plus longtemps que nécessaire. Mais bien sûr, certaines sensations sont si simples et réconfortantes que l’homme s’y accroche sans pouvoir évoluer. 2. L’homme a ensuite commencé à penser et à utiliser la connaissance injectée sur la planète par les chefs spirituels, nommément les Dragons de Sagesse. Les Dragons ont créé les écoles de mystère dans lesquelles un ensemble de connaissances était offert complété par des initiations. Néanmoins, la gnose ou connaissance autant que les rites institués à cette époque, bien qu’enseignés par des entités possédant un haut niveau de conscience, on dû être adaptés aux capacités et à la compréhension de la population. Le corps et la sexualité sont les outils au travers desquels l’homme expérimente la dualité/séparation et l’unité/love. Comme Dieu et la nature sont intelligents, un apparatus et les hormones prévus pour cette expérience ont été fournis pour l’occasion. Le but est pour l’homme de se souvenir de son identité véritable et d’accéder à son Moi Divin. A cette époque, la sexualité a été introduite comme un chemin sacré vers une conscience plus entendue. Le sexe et l’union physique, pratiqués dans les temples comme un art et un rituel étaient proposés comme des ponts vers le divin et vers d’autres dimensions. Les mécanismes et les réponses inhérentes au système glandulaire sont utilisés pour développer les premier et second chakras et ancrer l’humanité dans le principe de l’union. 3. Beaucoup plus tard, lorsque suffisamment d’humains furent prêts pour un autre saut dans la conscience, il leur fut proposé de tourner leur attention vers l’union spirituelle pure. Le corps, bien que toujours le vase portant et manifestant le divin, devait être utilisé différemment. L’attention du chercheur spirituel devait se porter vers les chakras supérieurs afin d’achever le mariage intérieur des polarités puis l’UNION AVEC LE DIVIN. CHAPITRE 1 - TROIS NIVEAUX DE CONNEXION, TROIS NIVEAUX DE GRAAL NIVEAU UN : MARIE MADELEINE, LE SEIN FEMININ EST LE GRAAL Aussi longtemps que l’individu n’est pas prêt pour le mariage sacré, la sexualité peut être dévolue au progrès spirituel. Les amants, un homme et une femme, s’unissent de plein gré. Ils ne doivent pas nécessairement être mariés ou engagés par un contrat émotionnel (Tu es mon Prince ou ma Princesse). Pourtant, la maturité et le respect mutuel sont requis. Sinon, l’un des deux endossera le rôle de la victime et sera éventuellement blessé. Si les âmes sont connectées dans l’amour, les résultats seront plus agréables et puissants. L’amour romantique et humain peut toutefois être un succédané. Le choix de s’unir doit venir des partenaires. Aucun temple, parent, aucune société secrète ou institution, aucun gourou ou principe philosophique, aucune tradition familiale ou de clan ne peut être impliqué pour initier la relation sexuelle de deux personnes. Toute tentative de justifier une relation sexuelle, et surtout avec un être plus jeune, vierge, pur, etc., sous le prétexte d’initiation, de spiritualité, de tradition ancienne, n’est qu’un moyen facile de donner à des adultes, incapables d’atteindre la maturité spirituelle, le droit d’abuser des mineurs et de voler leur potentiel de vie. Par relation sexuelle, nous n’entendons pas seulement le coït mais tout attouchement, baisers ou toute récolte d’hormones. La femme, à la façon de la Terre et de tous les archétypes féminins, joue deux rôles tandis qu’elle reproduit le drame de la vie : La Materia Prima, puis la Terre et la Nature sont les recipients de la Pensée, l’intention volontaire et créatrice de la Conscience Divine dans son aspect masculin d’initiateur, de leader. La femme, en acceptant de recevoir et de porter les graines de la vie duplique le même schéma. Elle accueille la vie dans son sein et la manifeste. La Terre, en permettant l’incarnation, donc l’expérience d’indépendance par rapport à Dieu, à l’Esprit, ouvre la voie à la conscience. Le Divin Lui-Même évolue au travers de sa création. De la même façon, la femme offre à l’homme l’énergie, la vibration, les substances hormonales qui lui permettent de vitaliser son système glandulaire et particulièrement sa pinéale. Ce faisant l’homme reçoit le don extraordinaire de la conscience, qui lui permet d’amorcer sa rédemption puis sa sortie hors de la roue karmique. En conséquence, si l’éveil récent du public à la présence de Marie Madeleine aux côtés de Jésus (que ce personnage soit réel ou symbolique) est un baume pour l’humanité, il nous faudra cependant veiller à ne pas en rester là, ce qui réduirait considérablement la signification de cette saga. NIVEAU DEUX –CONSTRUCTION DU VASE INDIVIDUEL Toute activité sexuelle, toute focalisation sur le deuxième chakra, que l’on soit un disciple ou un Christ, changent la production hormonale. Mais surtout, l’union de deux individus, la combinaison de deux polarités, qui prend place sur les niveaux physique, émotionnel et énergétique permet l’échange des caractéristiques inhérentes à chaque polarité et genre. Les courants électriques des corps invisibles sont mis en route, déclenchés par les réactions hormonales et énergétiques. Les deux structures travaillent de pair au lieu de fonctionner individuellement. L’énergie masculine pénètre les premier et second chakras de la femme, monte au travers de sa colonne, passe la glande pinéale, puis redescend. Le mouvement descendant peut utiliser le canal de Shushama, au centre de la colonne, ou former un cercle en projection en face du corps. L’énergie de la femme entre aussi dans la structure de son compagnon; dans un processus similaire, cette énergie inonde son partenaire par une douche d’amour et de substances à polarité féminine. Ensemble, les amants génèrent une Vesica Piscis. Entendant déjà les remarques des lecteurs sur la ressemblance avec la vulve, je dirais pour notre génial docteur Freud, tout ressemblerait aux organes génitaux! En résumé, la femme apprend et intègre les composantes et la polarité masculines, tandis que l’homme expérimente et reçoit les composantes féminines. Dans cet échange, la femme est l’incarnation des forces féminines impliquées dans le processus de la création. Elle est la Mère Terre, la Nature et la Déesse. Elle est et ouvre le sein prêt à recevoir la semence de l’homme. Son amant représente l’Esprit, mâle en polarité. Le sein de la femme incarne toujours le Graal, mais l’intention est consciemment orientée vers une expansion spirituelle. A ce moment, le centre de gravité de l’être humain (= région dans laquelle la conscience est ancrée) est logé entre le deuxième et le troisième chakra. Le chercheur est prêt pour une expérience personnelle de la coupe ou second niveau du Graal. Ce pas sur le chemin est marqué par la capacité d’activer le système énergétique pendant les activités sexuelles. Les rapports sexuels deviennent un sacrement. Les partenaires ne sont pas seulement engagés dans un duo, mais dans une expérience spirituelle l’un avec l’autre, avec le monde et avec le cosmos. L’homme est beaucoup plus qu’un animal mu par les instincts ou les besoins physiques. Avec l’aide du mental, on peut apprendre comment maîtriser le moi émotionnel et se connecter avec le moi spirituel. Ce niveau est atteint par des efforts personnels et par le contrôle des passions. La sexualité sacrée, communément appelée tantra, est un outil utile, par lequel deux individus se lient avec une intention spirituelle. Le tantra comporte de nombreuses voies, lesquelles utilisent le corps humain, la sexualité, l’énergie et les canaux multi-dimensionnels. Le but de la sexualité, au moins pour le chercheur spirituel, n’est ni la reproduction physique de l’acte de la création, ni la production ou la récolte d’hormones. Le but de l’acte charnel est de construire, de développer en vous des mécanismes, de réveiller vos codes ancestraux, de vous rappeler votre état de créateur. Lorsque les partenaires expérimentent l’Union, ou mieux l’Unité, il s’ensuit :
Le disciple doit :
Une pratique consciente et concomitante, aux deux niveaux physique et énergétique, accélère les résultats. Bien que le sexe et le couple soient utiles, un candidat à la maîtrise ne peut être dépendant de la présence, de l’énergie et du système hormonal de quelqu’un d’autre. L’ignition et la phase d’accélération induites par une activité sexuelle consciente (tantra sexuel) sont et doivent être interprétées comme un don, offert par le corps. C’est un pont, mais le tantra ne peut être ni un but ni une habitude, et sûrement pas une accoutumance. Toutes les âmes, et donc tous les êtres incarnés ne sont pas au même niveau de conscience. En conséquence, dans la plupart des couples, il y a inégalité de conscience. Chaque personne ressentira et réagira en fonction de la carte de son ADN et de sa conscience. Malheureusement pour la masse de la population, un pourcentage seulement de l’humanité est naturellement doué de qualités spirituelles et de la conscience inter-dimensionnelle. Dans tous les cas, il est recommandé d’engager une relation sexuelle avec l’intention de dépasser les limites de la dimension du corps, de s’ouvrir aux expériences spirituelles et à d’autres réalités. L’outil le plus efficace vers une conscience entendue et une fréquence plus raffinée est toujours l’application sur soi des lois de la manifestation (loi principale = loi du triangle = focalisation synergique de la volonté/pouvoir en trois directions) :
La pratique d’introspection couplée avec des techniques spirituelles et avec le tantra activeront de plus en plus de réactions de la part des nadis (canaux de l’énergie). Ida qui véhicule l’énergie féminine et Pinguala l’énergie masculine se construiront. Les chakras s’ouvriront et lentement le moi total des pratiquants sera prêt pour le second niveau du Graal. Cette expérience ou initiation se produit indépendamment, lorsque le chercheur est prêt. Les canaux mâle et femelle sont soudainement activés et la structure énergétique s’embrase. A la base de la colonne vertébrale, là où la Kundalini repose inactive, une coupe de feu apparaît. Hors de cette coupe, l’énergie jaillit simultanément hors de Ida et Pinguala et fusionne de façon extraordinaire. Cet événement prépare le chemin à l’élévation de la Kundalini elle-même. Voici un extrait de l’ouvrage Baiser A Lucifer : « Le Saint Graal n’est pas un objet physique, humain. Vous pouvez créer et voir votre propre Graal lorsque vous fusionnez dans votre structure humaine les feux mâle et femelle. Lors de ce processus alchimique une coupe de feu se forme à la base de votre colonne vertébrale, de laquelle les feux s’élancent. Cette coupe, faite de feu et de matière pure, abstraite et atomique, est le récipient dans laquelle la sainte alchimie se produit lorsque vous êtes prêts. D’autre part, lorsque les deux méridiens, féminin et masculin, sont ouverts et libres, l’énergie monte dans votre système et brûle les restes de l’ego humain. Pendant cette montée du feu et la fusion des forces, les trajectoires des deux torrents d’énergie qui entourent le corps et qui brûlent avec du feu et des flammes ressemblent aussi aux coupes que vous voyez dans vos écrits ou dans vos églises. Voici l’origine de la coupe sacrée, le Graal. Ce moment sacré prépare l’être pour deux autres pas, l’élévation complète du Serpent Kundalini et le mariage avec le Soi spirituel, le Divin. Le Tantra est un chemin humain qui permet l’élaboration et la fusion des énergies. Néanmoins, ce temps est passé. Le Mariage Sacré qui est l’union véritable, le mariage avec le Soi, avec le bien-aimé, n’est possible qu’après la fusion et la transmutation de la Lumière et des Ténèbres, dans leur forme la plus pure, sublimes par l’Amour et la Sagesse (Amour = Union. Sagesse = Connaissance + Intelligence). » 2 TROISIEME NIVEAU DU GRAAL – LE GRAAL CELESTE Après une longue journée passée à errer dans la vallée de l’ombre et dans la vanité de la dualité, le voyageur se reconnecte finalement avec son Moi Divin. Arrivé à ce point :
Le sujet est prêt pour l’harmonisation des derniers et principaux aspects du Soi, les douze extensions. Le chercheur est sorti de l’Arbre de Vie à dix Sephiroths. Sa conscience est ancrée, stabilisée à volonté dans le centre supérieur, Kether, localisé hors du corps physique. Le coronal est donc complètement ouvert et en état de fonctionner. Le nombre dix, les 10 sephirots, représentent la totalité de l’expression de l’âme humaine. Au-dessus de l’Arbre de Vie, la Monade cherche à construire et établir sa propre Trinité. Deux sphères supplémentaires apparaissent au travers desquelles la Monade s’exprime. Puis, lorsque ces deux énergies fusionnent, elles sont prêtes à sortir du monde humain et à commencer un nouveau cycle. Le nombre 13 (12+1) marque la complétude de l’existence dans/au travers d’un cycle humain. Le chercheur monte les marches d’une autre échelle, passe les douze dimensions de l’univers humain et trouve son chemin vers Dieu. Dans la treizième dimension, il atteindra le TROISIEME NIVEAU DU GRAAL. Cette coupe est d‘essence Spirituelle (= Esprit). L’Initié, qui est déjà Maître de l’univers physique envoie sa conscience loin des potentiels humains. L’aspect Volonté ou Tête du Soi, le Moi Superieur du collectif d’âmes, appelle et rassemble ses douze aspects majeurs et les fusionne. Tous ont individuellement atteint un état christique. L’Esprit déverse dans le coronal et dans la structure du Maître une série de codes géométriques. Ces codes représentent tous les niveaux de conscience au-delà de la troisième dimension et du pentagramme et incluent au moins treize dimensions. Un pont Esprit-Matière est ouvert et un champ unifié Esprit- Matière (ou vortex) est formé. La Matière, le Soi de l’Ombre, répond et envoie ses codes dual de la Terre. Cette unification déclenche la construction de deux vortex qui se croisent, l’un horizontal, l’autre vertical. Un continuum horizontal passé- présent- futur est construit, afin que le Soi repose dans un champ unifié espace-temps. Puis l’Esprit et la Matière fusionnent. La seconde barre de la croix est générée. La conscience peut finalement atteindre l’Esprit librement et glorieusement, atteindre le Graal Spirituel, la coupe spirituelle. L’Esprit coule librement dans la structure du Maître. Le Saint Sacrement est transferé dans le coronal, les chakras et le long de la colonne vertébrale. La monade, hors du contexte humain devient totalement capable de créer et apte à manifester son Essence, en harmonie avec le dessein de la CI. Le Royaume de Dieu est à portée du Maître. Néanmoins, les fruits du travail de la Conscience seront seulement manifestés hors du contexte tri-dimensionnel. Cela est symbolisé par le nombre 13 (12 + 1). Le nombre douze correspond à la complétude au niveau humain et tri-dimensionnel. Le chiffre 13 symbolise le passage dans la dimension spirituelle. La conscience de la Monade est centrée dans Son Cœur Spirituel, au croisement d’un double continuum, un double vortex, point focal et de fusion de:
La Conscience est infinie. Donc, bien que trois niveaux de Graal soient nécessaires pour compléter un cycle, le Dieu Soi est aussi illimité. La mort et la fin ne sont qu’un nouveau commencement. |