LE MYTHE ‘JESUS’

 

CHAPITRE 1 - INTRODUCTION

L’écriture n’est pas vraiment ma vocation; je m’y suis résolu pour la bonne raison que nul ne peut passer sa vie à repartir à zéro dans son enseignement. Après avoir, pendant des années, tracé des petits croquis et répété les mêmes principes gnostiques de base en cabinet, j’ai décidé en 1994 d’écrire une synthèse, abordable et pratique, des enseignements traditionnels essentiels. C’est ainsi que naquit mon premier ouvrage, Je Suis Celui Qui Suis. Puis le livre Manifestation s’est imposé. Je pensais décrire les principes de la manifestation dans le domaine physique, et j’ai manifesté mon Moi Supérieur, à savoir l’Archange Mikaël, sur le plan physique. Quant au Baiser A Lucifer, il est le résultat de mon travail de transmutation planétaire et le miroir de mes relations avec l’Ombre, la Mère, le Dragon et avec Lucifer.

Car l’étude et l’écriture ne sont pour moi que les effluves des actions de ma Conscience sur les plans planétaires et cosmiques. C’est un prétexte utilisé par mon Moi Supérieur pour que ma conscience humaine travaille en harmonie avec ma Présence, focalisée sur des domaines précis, sur des événements sociopolitiques ou cosmiques particuliers, cela en fonction du calendrier divin. De cette façon, non seulement j’ai l’opportunité et la joie de pouvoir travailler activement, consciemment et en synchronisme avec mon Moi Supérieur mais je peux participer également à transmettre aux Hiérarchies Supérieures le point de vue tri-dimensionnel et humain.

A partir de la troisième dimension, dans laquelle je suis immergé, je contribue à la réparation du tissu cosmique et la fabrication de boucles spatio-temporelles. La réparation du tissu cosmique s’opère par la résolution de conflits qui ont émergé au cours de l’Histoire dans la conscience cosmique et la conscience terrestre de la race. Chacun est et peut participer, à son niveau, à ce travail. Chaque âme s’agite (sans conscience) ou fonctionne en conscience dans un espace fréquentiel donné dont les limites correspondent aux niveaux de fréquences auxquels cette âme est capable d’accéder.

Nous savons que chaque pensée émise provoque une ride sur le tissu universel. Bien heureusement, l’ampleur de l’impact est proportionnelle aux capacités de celui qui émet ces pensées. Et, à ce point de notre histoire, peu d’humains peuvent effectivement affecter la trame spatio-temporelle du méta-organisme cosmique dans lequel la race humaine évolue. Merci, nous avons suffisamment de chaos !

A l’âge de 15 ans, je pris conscience que la religion chrétienne dans laquelle j’étais élevé, n’était ni meilleure ni plus mauvaise qu’une autre, mais en tout cas pas la vérité. Je fis donc un pacte avec ce que j’appelais naïvement Dieu à l’époque:

« Je veux te servir. Pour l’instant, je ne connais pas grand-chose, et en tout cas pas d’autres systèmes de croyances qui me semblent convenir aux besoins de mon prochain. Je vais donc patienter car je ne crois pas faire de mal à autrui et je choisirai lorsque je serai prêt. »

Avant d’atteindre 16 ans, j’ai lu tous les livres religieux dont j’avais entendu parler (l’ Internet n’existait pas et je vivais coupé du monde extérieur). Je débutais avec la Bible – en utilisant trois versions différentes - puis le Coran, le Livre des Mormons, des extraits des Védas et de la Bhagavad Gita , la Cosmologie de Max Hendel. Ont aussi contribué à m’ouvrir les yeux des extraits du Livre d’Or des Papes que je trouvais très drôles, une série d’ouvrages sur le pouvoir du mental (Dale Carnegie ?). En me connectant avec l’aspect de moi-même qui fut l’Empereur Napoléon Bonaparte, je cultivais le sens de la volonté– je n’ai jamais eu à trop me forcer à ce sujet ! - et de la prise de décisions, l’organisation, l’habitude de toujours faire consciemment plusieurs choses à la fois. Je travaillais aussi sur le contrôle des pensées et des émotions, ce qui me permit de passer rapidement, à l’adolescence, les niveaux les plus communs des corps émotionnel et mental. Parallèlement, la lecture de traités d’Homéopathie me confirmait la présence des énergies ainsi que la relation entre état émotionnel et maladie.

La férocité de Yaweh, les inconséquences du ‘peuple élu’ ainsi que les contradictions flagrantes du texte biblique me préparèrent à quitter toute religion organisée, ce que je fis quelques années plus tard. Je décidai alors de lire le moins possible pendant plusieurs années afin de débarrasser intentionnellement mon cerveau de mon éducation et de pouvoir aborder l’étude de la spiritualité par la communication directe avec Dieu et l’intuition.

Je décidai subitement et au grand dam de ma Présence de fréquenter les Rosicruciens et les Martinistes. Mon Moi Supérieur connaissant mon caractère entier déclara : « Va et souviens-toi. Tu apprendras combien tu sais déjà. » Je fus surtout confronté aux batailles astrales, à la magie et l’ego humain. J’y passais très peu de temps et continuais à lire aussi peu que possible.

Le sevrage se poursuivit jusqu’au moment où j’ eus terminé la rédaction de mon premier ouvrage adressé au public, Je Suis Celui Qui Suis. Ce livre ne contient que quelques rares références, tout ayant été écrit en fonction de ce que je savais par expérience et par intuition. Avant de publier, manquant de confiance en moi, j’ achetai un livre d’Alice Bailey qui confirmait l’existence de l’Alta Major. Puis, je recommençai à lire, mais toujours en choisissant soigneusement les ouvrages. C'est-à-dire que mes lectures reflétaient mon mode de vie, pratiquement étranger à la culture classique et à l’intellectualisme universitaire.

Des années plus tard, me voici en train de rédiger un ouvrage plus proche du format universitaire et conventionnel, parce que la recherche m’amuse et dans le but d’atteindre un public plus vaste. Mais plus j’avance et plus j’abhorre la technique qui consiste à émailler un texte de citations sélectionnées dans d’autres ouvrages, lesquels sont rarement la source de l’information ou expriment tout simplement la pensée d’autrui.

La version médiatique et officielle de l’Histoire moderne est une plaisanterie grossière et nul n’est capable de dire ou de prouver ce qui se trame vraiment derrière le dos de la masse. Sans oublier que, même si tous les hommes étaient honnêtes et droits, l’être humain existe et fonctionne simultanément sur plusieurs plans. Par conséquent, lorsqu’un humain est pratiquement débarrassé de ses complications subconscientes et est foncièrement honnête, il/elle court toujours le risque d’avoir à jouer un rôle pré-déterminé dont il ne pourra s’écarter et qui va forger son comportement à son insu. Alors comment imaginer découvrir dans la littérature la vérité sur des sujets aussi controversés que celui des Templiers et plus encore du personnage de Jésus ?

Voici ce qu’affirme Geza Vermes, ‘emeritus professor of Jewish Studies at Oxford University.’ Il a passé trente ans sur le sujet et est l’auteur de nombreux livres, le dernier étant L’Evangile Authentique de Jésus.

« Nous commencerons donc en sélectionnant quelques faits non controversés en ce qui concerne la vie de Jésus, ses activités et essayerons de construire sur ces fondements. » 1

Un peu plus loin, nous lisons :

« En ce qui concerne la date de sa naissance, ‘il ne s’agit pas vraiment d’un problème historique’… le contexte chronologique général est clairement défini. Il fut crucifié sous Ponce Pilate, le … de la Judée de l’an 26 à l’an 36 de notre ère. On dit que son ministère public fut achevé peu après la quinzième année de Tibère (28-29 de notre ère), lorsque Jean le Baptise inaugura sa croisade de repentance….il mourut assez jeune. Luc rapporte qu’il avait approximativement trente ans. ». Dans une interview récente (Le Point, septembre 2005) Geza Vermes ajoute : « La preuve de sa résurrection réside dans ses nombreuses apparitions après sa mort. »

« Jésus naquit à Nazareth. Il apprit à lire et à écrire sans doute selon la méthode de l’Orient. Jésus fréquenta peu les écoles plus élevées des scribes ou soferim et il n’eut aucun de ces titres qui donnent aux yeux du vulgaire les droits du savoir.  On ignore la date précise de sa naissance. Elle eut lieu sous le règne d’Auguste, probablement vers l’an 750 de Rome, c’est-à-dire quelques années avant l’an Un de l’ère que tous les peuples civilisés commencent à dater du jour où il naquit. Il sortit des rangs du peuple. Son père Joseph et sa mère Marie étaient des gens de médiocre condition, des artisans vivant de leur travail. A part quelque chose de sordide et de repoussant que l’islamisme a porté avec lui dans toute la Terre Sainte, la ville de Nazareth du temps de Jésus ne différait pas beaucoup de ce qu’elle est aujourd’hui." 2

Il est évident, en lisant ces mots, que nous seulement les Evangiles sont toujours La source d’information officielle mais aussi que les auteurs se permettent, à l’exemple de Monsieur Renan, d’exercer leur imagination.

nous avons tout simplement l’impression de rêver. Non seulement les Evangiles sont toujours LA source, mais on se permet, pour Monsieur Renan, d’exercer son fameux ‘romantisme’ !

Il existe des centaines si ce n’est des milliers d’ouvrages rédigés sous la présomption de l’existence d’un Jésus Christ historique. Le monde dans lequel nous existons est recréé continuellement par nos croyances et nos pensées. Les lecteurs sont-ils enfin prêts à se débarrasser de l’Histoire telle quelle leur fut assenée depuis des siècles ? Ou vont-ils encore tomber dans le piège d’une nouvelle version de l’Histoire telle qu’elle leur est proposée à nouveau par les media?

Les peuples de majorité chrétienne ont maintenant trois solutions distinctes :

Continuer dans la voie empruntée il y a près de 1500 ans et cheminer vers l’auto- destruction. Car l’âme-groupe ne permettra pas à une telle farce de continuer.

Accepter une version remaniée en ce qui concerne l’aube du Christianisme, plus à la mode et soit-disant ésotérique, proposée par les manipulateurs de l’Histoire, et repartir de plus belle.

Prendre la décision de faire un retournement et donner à l’âme-groupe la possibilité de se construire un nouveau futur.

L’auteur ne prétend pas que la religion chrétienne soit la seule et la plus importante, mais il se limite volontairement dans le contexte de cet ouvrage. L’islam, le bouddhisme, le communisme chinois ont-ils offert à leurs adeptes des solutions spirituelles et matérielles plus sages et plus adaptées au futur ? L’état de leurs adhérents et des pays dans lesquels ils représentent la majorité  sont une preuve flagrante de l’échec des philosophies non chrétiennes.

JESUS DANS L’HISTOIRE

Il est presque difficile de faire en choix parmi les nombreux ouvrages traitant de l’historicité du personnage nommé Jésus. Alvar Ellegard, un contemporain suédois, résume bien la situation dans son livre Jesus, One Hundred Years Before Christ, où il étudie plusieurs textes contemporains aux écrits de Paul. « le Pasteur d’Hermas, Didachẽ, les Enseignements des Apôtres, la Première Lettre de Clemens Romanus (1 Clément), la Lettre de Barnabé, la Lettre aux Hébreux et la Révélation de Jean » et conclut :

« L’interprétation la plus naturelle de leurs paroles, et aussi de leur silence, à propos du Jésus terrestre, est qu’il ne s’agissait pas d’un contemporain qui leur apparaissait maintenant comme monté au Ciel, mais plutôt, comme cela semble définitivement être le cas dans Paul et 1 Clément, d’une figure d’un passé distant. Nous avons donc maintenant une explication pour le manque d’informations remarquable à propos du Jésus historique, terrestre, non seulement dans Paul mais aussi dans tous les textes chrétiens les plus anciens en dehors des Evangiles et des Actes. La mort, l’enterrement et la montée de Jésus sont ‘en fonction des Ecritures’ et il n’y a pas d’indications que ces événements étaient considérés comme des événements récents au moment où les apôtres avaient vu Jésus au Ciel. »

Alvar Ellegard ajoute très clairement : « Jamais aucun d’entre eux (les apôtres) n’affirme ou implique qu’il avait vu Jésus dans la chair ou que leur visions s’étaient produites en connexion avec la mort ou la résurrection. » 3

L’auteur (qui préfère rester anonyme) du site Internet Bible.chez.tiscali.fr mentionne une trentaine d’auteurs du premier siècle, muets en ce qui concerne Jésus :

« Parmi les écrivains et historiens du premier et deuxième siècle de notre ère, qui gardent un silence total sur Jésus, citons : Valerius Maximus (-14 à 37), Sénèque(-2 à 66), Pline l’Ancien (23 à 79), Perce (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostome (40 à 117), Stace (40 à 96), Plutarque (45 à 125), Silius Italicius (25 à 100), Martial (65à 95), Flaccus (70 à 100), Pétrone (mort en 65), Quintilien (65 à 97), Juvénal (55 à 140), Apulée ( mort vers 170), Don Cassius, Pausanias, Juste de Tibère. »

PHILON D’ALEXANDRIE

Né une vingtaine d’années avant le premier siècle (-20 à 50), il vécut et écrivit pendant la période qui couvre l’histoire de Jésus (13 à 50, dates approximatives). Sa famille, de lignée sacerdotale, était l’une des plus puissantes de la colonie juive d’Alexandrie. Il reçut une éducation traditionnelle juive puis grecque. Philon d’Alexandrie resta attaché à ses racines et pensait que la culture mosaïque avait influencé les philosophes grecs. Profondément en harmonie avec Platon, dont il utilise même le style, il interpréta la Bible de façon allégorique et chercha à démontrer la complémentarité de la Bible et de la pensée platonicienne. Philon écrivit, entre autres, Quod omnis probus liber sit (Tout homme bon est libre) à propos des Esséniens, ainsi qu’un commentaire de la Genèse et de la loi mosaïque. En 39, il conduit l’ambassade envoyée à l’empereur Caius Caligula pour protester contre l’introduction de statues de l’empereur dans les synagogues.

Avec Aristobule, il fut l’un des principaux représentants de l’Ecole Judéo-Alexandrine. On dit qu’il a influencé la gnose juive, la philosophie de saint Paul, son contemporain, saint Jean, ou le rédacteur de l’Apocalypse, et enfin les Pères de l’Eglise chrétienne. Il propose une doctrine sur le ‘Verbe’ ou ‘Logos’ similaire à celle de l’Evangile de Jean (date présumée 95 de notre ère). Si le Verbe est le Christ et que le Christ est son contemporain, pourquoi Philon ne le mentionne-t-il pas dans sa philosophie ? Qu’il approuve ou non la pensée et la candidature de Jésus de Nazareth au titre de Messie, Philon devrait au moins signaler la présence de ce personnage dans la vie religieuse de l’époque. Il n’en fait rien. « Pourquoi ne fait-il pas la plus lointaine allusion aux Apôtres, au Galiléen divin, à la Crucifixion ? La réponse est facile. Parce que la biographie de Jésus fut inventée après le premier siècle, et que personne à Jérusalem n’était plus renseigné que Philon sur ce sujet. » 4

Voici les auteurs les plus couramment cités pour prouver l’existence terrestre de Jésus :

PLINE LE JEUNE

Proconsul de la Gaule (61-62 à 114). C’est le neveu de Pline l’Ancien. Haut fonctionnaire sous l’empereur romain Trajan, il a laissé une correspondance abondante, dont le style reflète le contexte hypocrite des relations avec l’empereur. Voici un extrait d’une lettre qu’il a adressée à l’empereur Trajan autour de l’an 112:

« Au cours de la procédure, l’accusation prenant des formes diverses, plusieurs cas se sont présentés. On déposa un libelle anonyme, contenant beaucoup de noms. J’ai cru devoir faire relâcher ceux qui niaient être ou avoir été chrétiens, quand ils invoquaient après moi les dieux, qu’ils suppliaient par l’encens ou le vin ton image que j’avais apportée à cet effet avec les autres statues des divinités ou s’ils maudissaient Christus, ce que la force elle-même ne peut arracher, dit-on, à ceux qui sont vraiment chrétiens.

D’autres, dénoncés par le délateur, ont d’abord affirmé qu’ils avaient été chrétiens, mais bientôt le nièrent, avouant qu’ils l’avaient été, mais qu’ils avaient cessé de l’être les uns depuis trois ans, d’autres depuis plus longtemps encore, l’un ou l’autre depuis vingt ans. Tous ceux-là ont vénéré ton image et les statues des dieux et maudit Christus. 

Ils affirmaient que toute leur faute ou toute leur erreur se serait bornée à se réunir habituellement à jour fixe, avant l’aube, pour chanter en chœurs alternés des hymnes à Christus comme à un Dieu (Khristo quasi deo). » 5

Les rites que pratiquent le groupe mentionné par Pline le Jeune identifient plus probablement les communautés de Qumram plutôt que les Chrétiens. Or, les Juifs de Qumram croyaient en la notion du Messie/Christ. D’autre part, on dit généralement que cette lettre aurait été composée des siècles plus tard par le faussaire Girardo de Vérone.

SUETONE

Secrétaire de l’empereur Domitien à la fin du premier siècle, dit en parlant de l’empereur Claude/Claudio « qu’en 41, il chassa les Juifs de Rome parce qu’ils causaient des désordres sous l’incitation d’un certain Crestos (impulsore Crestos ou Krestos) »6 S’agit-il du même Jésus qui aurait été crucifié entre l’an 29 et 33  donc 10 ans avant l’incendie ?

FLAVIUS JOSEPH

Né en 37, gouverneur de Galilée, il vécut à Cana où Jésus est supposé avoir accompli l’un de ses plus célèbres miracles. Il a écrit « Antiquités Juives » qui couvre toute l’histoire d’Israël depuis la création du monde jusqu’en 64 après JC. Flavius Joseph qui cultive l’art du détail dans ses vingt volumes, n’aurait mentionné Jésus que deux fois, très brièvement.

Voici le premier texte :

"A cette époque vécut Jésus, un homme exceptionnel [si toutefois il faut l'appeler homme], car il accomplissait des choses prodigieuses. Maître de gens qui étaient tout disposés à faire bon accueil aux doctrines de bon aloi, il se gagna beaucoup de monde parmi les Juifs et jusque parmi les Hellènes. [Celui-là était le Christ. ] Lorsque, sur la dénonciation de nos notables, Pilate l'eut condamné à la croix, ceux qui lui avaient donné leur affection au début ne cessèrent pas de l'aimer, parce qu'il leur était apparu le troisième jour, de nouveau vivant, comme les divins prophètes l'avaient déclaré (...) de nos jours encore ne s'est pas tari la lignée de ceux qu'à cause de lui on appelle chrétiens." 7

Tout d’abord, il est étonnant de la part d’un auteur juif d’utiliser le terme Messie. Si Origène (185-254), qui cite plus tard Flavius Joseph ignorait ces quelques lignes, Eusèbe de Césarée (265-340) pourtant les introduit dans son Histoire Ecclésiastique. Bien que l’on considère Eusèbe de Césarée comme l’un des Pères de l’Eglise et un historien, il est aussi un proche de l’empereur Constantin dont il écrivit une biographie. Son objectivité est mise en doute.

TACITE

Cet historien et politicien qui serait originaire de Gaule (? 55-120) a rédigé plusieurs œuvres dont les  Annales . Il ne parle pas de Jésus mais décrit l’incendie de Rome en l’an 64. Il dit que Néron s’était acharné contre les Chrétiens après les avoir rendu responsables de l’incendie en question. Ce passage est en fait attribué à un « certain Pogge, secrétaire pontifical qui dit avoir reçu ces informations en 1429, sous forme d'un manuscrit du XI siècle, par un moine anonyme qui était venu à Rome en pèlerinage. Pogge, avec ce témoignage qu’il aurait reçu par un fait reporté dans les Annales de Tacite, entendait montrer, à travers le martyre de Pierre, que la primauté sur la chrétienté appartenait ainsi à Rome comme siège, et donc à son évêque, comme successeur de Pierre, pour un droit historique ». 8

En conclusion, « L’existence, dans l’œuvre de Tacite, du passage concernant le nom de Christ, était notoirement inconnue des Pères chrétiens, ce passage n’existait donc pas. L’allusion dans le récit historique de Joseph est manifestement une falsification intercalée entre deux calamités advenues aux Juifs. De plus, Photius dit de façon explicite que Joseph ne fait aucune mention de Jésus Christ. Un autre historien juif, Juste de Tibère, ne fait aucune mention de l’apparition du Christ, et ne dit rien de ses miracles. Philon, qui était un Essénien né en 20 avant JC et vécut jusqu’à l’an 50, ne savait rien de Jésus et de son travail. La Mishna, une collection d’écrits allant de l’an 400 avant notre ère à 200 après JC, fut révisée par le Rabbin Jehuda, en 219 de notre ère, à Tibère, près de la mer de Galilée. Ces écrits ne contiennent aucune allusion au Jésus des Evangiles, à son travail ou à sa mort. » 9

INTERPRETATION DES EVANGILES

Hormis ceux qui acceptent par besoin les œillères imposées par les religions, il n’est plus nécessaire de démontrer la vulnérabilité de la Bible et des Evangiles. Un certain nombre de livres inclus dans le canon biblique ont une valeur réelle sur le plan de la recherche mystique, dans leur contexte allégorique, prophétique ou ésotérique. Mais il est de plus en plus difficile, en raison de la somme d’informations accessible au public, de continuer à vénérer la Bible comme la Parole de Dieu. Non seulement, les textes intégrés dans le canon biblique sont loin de représenter un testament historique mais ils ont été choisis et remaniés afin de corroborer la religion judaïque puis chrétienne qui a émergé pas à pas pendant les trois premiers siècles après Jésus. (Il devient difficile de s’exprimer si l’on tente de ne plus mentionner Jésus comme la référence !).

Voici le commentaire de Robert Adams dans un article publié dans le New Dawn Magazine

"Si nous examinons la Bible la plus ancienne connue à ce jour, la "Bible du Sinaï" qui se trouve au Musée Britannique, nous trouvons 14800 différences avec la Bible d’aujourd’hui; et pourtant celle-ci demeure la parole de Dieu. Le texte le plus ancien de l’Ancien Testament qui ait survécu, avant la découverte des Rouleaux de la Mer Morte, était le Codes Bodleian (Oxford), qui était daté de l’an 1100 de notre ère. Dans l’espoir de retirer de la surface de la terre des informations rabbiniques … à propos de Jésus Christ, l’Inquisition a brûlé 12 000 volumes du Talmud."10

Les Evangiles bibliques peuvent certes être interprétés de façon à gommer les contradictions. Par exemple, il est aisé d’expliquer et de décrypter leur texte en utilisant le langage symbolique, les codes secrets des premiers chrétiens, les connotations astrologiques. Les ouvrages et articles de nombreux exégètes ou écrivains utilisant ces méthodes apparaissent parfaitement plausibles et séduisants. Voici comment Laurence Gardner a expliqué le mythe de la crucifixion pendant une conférence. (L’auteur ne partage pas son interprétation) :

« En ce qui concerne la mort de Jésus sur la Croix, il est évident qu’il s’agissait non d’une mort physique, mais d’une mort spirituelle, déterminée par la règle des trois jours que tout lecteur du premier siècle aurait compris. En termes civils et légaux, Jésus était déjà mort lorsqu’il a été placé sur la croix. Il fut dénoncé, fouetté, préparé à la mort par décret. Aujourd’hui, nous appelons cela une excommunication. Pendant trois jours Jésus aurait été nominalement malade, avec une mort absolue survenant le quatrième jour. Ce jour-là, il aurait été mis au tombeau, vivant ; mais durant les trois premiers jours, il pouvait être relevé ou ressuscité. En fait, il avait prédit que cela serait le cas.

L’acte de relever un mort et de le ressusciter (à part le fait que Jésus était passé au-delà de la règle, accomplissant en cela un miracle !) ne pouvait être accompli que

par le Grand Prêtre ou le Père de la communauté. A cette période, le Grand Prêtre était Caïphe Joseph, celui-là même qui avait condamné Jésus ; en conséquence, le relèvement devait être effectué par le Père ou patriarche. Dans les Evangiles sont rapportées les paroles de Jésus parlant au Père, depuis la croix, dont le point culminant était : ‘Père, je remets mon esprit entre tes mains’. A ce moment, nous le savons en fonction des archives, que le Père appointé était l’apôtre et le mage Simon le Zélote. »

Le thème de l’excommunication est plausible et donne au lecteur l’impression de participer enfin aux arcanes des écoles de mystères. Néanmoins, Gardner ne précise pas de quel Jésus il parle. S’il s’agit de Jésus Ben Pandira ( dont nous parlerons plus loin), une telle scène est possible et ce dernier a effectivement été mis à mort. D’autre part, si ce texte a trait à l’initiation nommée crucifixion, celle-ci n’a pas besoin de se passer sur les plans physiques et sa signification profonde est complètement escamotée dans cette interprétation de la vie supposée d’un Maître ou d’un Christ.


La Bible aura toujours sa place dans les livres religieux, au même titre que les Rouleaux de Nag Hammadi ou que les Védas, car elle contient en filigrane la marque de la Tradition et l’expression d’une partie de l’âme groupe. Mais pourquoi s’évertuer à perpétuer la croyance dans le personnage de Jésus ?11

Chaque livre religieux et chacun des livres intégrés dans le canon biblique devraient être examinés et interprétés séparément, en fonction du contexte historique d’écriture, s’il est connu, ainsi que de la personnalité et du but de l’auteur. Par exemple, s’il apparaît évident que certains passages de l’Apocalypse peuvent être lus et déchiffrés sous l’angle de l’astronomie, la capacité de son auteur à passer les limites du temps ne peut être ignorée pour comprendre la totalité du message. Les auteurs, dans le besoin de nier l’existence d’un Dieu et le lien inné de l’être humain au monde spirituel, poussent le cartésianisme et le matérialisme à outrance. Ils oublient que pour celui qui ne possède ni la vision spirituelle, ni la capacité de vivre au-delà de la matière, le monde physique est une prison dont la seule issue est le mental et ses circonvolutions.

JESUS ET JEAN LE BAPTISTE

LES JOHANNITES

Après le passage à l’Ere du Poisson une foison de sectes est apparue, souvent en réaction à la tyrannie et à l’hypocrisie grandissante de la prêtrise juive associée aux Sadducéens et aux descendants des rois macchabées. Les Sadducéens négligeaient la pratiques des rites pour une interprétation plus littérale des Ecritures. Plus qu’une bataille entre le peuple juif et les Romains, une profonde dissension agitait les Juifs les uns contre les autres.

L’un de ces groupes, les Johannites ou Mandéens, proches de la gnose chaldéenne, proclamait que leur église avait été fondée par Jean le Baptiste qui serait le prophète véritable.12

Cela ne nous surprend pas. Si nous acceptons le témoignage des Evangiles, une confusion certaine régnait au premier siècle entre le Baptiste et le personnage nommé  Jésus.

Voici les paroles attribuées à Jésus: « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste, les autres Elie, d’autres encore Jérémie ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? »13  

« Pendant les trois premiers siècles, existait une secte appelée les Mandéens ou Johannites, plus spécifiquement dans le bassin du Tigre et de l’Euphrate. Ce groupe honorait Jean le Baptiste, au lieu de Jésus, comme leur prophète. En fait, l’une de ces sectes existe encore de nos jours. Selon leurs croyances, Jean était le ‘vrai prophète’, tandis que Jésus était un rebelle, un hérétique qui a égaré les hommes et trahi les doctrines secrètes. »14

Les Johannites étaient-ils une secte chrétienne parmi tant d’autres ou étaient-ils, comme le suggèrent certains auteurs, les détenteurs de la doctrine secrète émanant d’Egypte, de Chaldée et ultimement des Serpents de Sagesse?

C’est ce qu’affirme HP Blavatsky dans un chapitre consacré aux Templiers et aux Francs-Maçons modernes. Les Johannites auraient été les initiateurs secrets et véritables de Hugues de Payens et donc de l’Ordre du Temple.

« Le Temple était la dernière organisation secrète européenne, laquelle, comme un corps, possédait certains des mystères de l’Est. Fondée en 1118 par les Chevaliers Hugues de Payen et de saint Omer, nommément pour la protection des pèlerins, son but réel était la restauration du culte secret et primitif. La version véritable de l’histoire de Jésus et de la Chrétienté à ses débuts fut transmise à Hugues de Payen par le Grand Pontife de l’Ordre du Temple (ou de la secte nazaréenne ou johannite), un certain Theocletes (Sixième et direct successeur de Jean le Baptiste). Puis cette histoire fut communiquée à quelques chevaliers en Palestine par les membres de la secte de Saint Jean, qui étaient initiés aux mystères. »15

Cette hypothèse apparaît comme parfaitement raisonnable, d’autant que :

Pendant leur procès, les Templiers ont été accusés de ne pas croire en Jésus Christ, de cracher sur la croix.

Jusqu’en 1737, date à laquelle la Grande Loge d’Ecosse adopta saint André comme leur patron, le saint patron des Templiers et des Maçons était Jean le Baptiste. Cela tendrait à confirmer les dires de Blavatsky et des Johannites modernes.

Selon Mackenzie, Jean le Baptiste  était le «patron et saint estimé de la Maçonnerie et en fait, le principal. La Grande Loge d’Angleterre fut ravivée le jour de la Saint Jean, le 24 juin 1717, et le festival annuel se tenait à cette date jusqu’en 1727 lorsqu’il fut célébré le jour de la fête de saint Jean l’Evangéliste, c'est-à-dire le 27 décembre. Le festival du Baptiste fut conservé par la Grande Loge d’Ecosse jusqu’en 1737 lorsque la date des élections annuelles fut transférée au jour de la Saint André. »16

Nous avons déjà mentionné l’hypothèse formulée par Morton Smith dans Jesus, the Magician. Jésus aurait en effet existé, mais ses talents de guérisseur et d’exorciste seraient imputables, non à sa qualité de fils de Dieu ou de messie, mais à sa connaissance de la magie. Un tel personnage ressemble à Ben Pandira qui aurait utilisé la technique magique consistant à utiliser l’esprit d’autres âmes puissantes, en les contraignant à le servir. Jésus aurait notamment emprisonné l’âme puissante de Jean le Baptiste, lequel, nous le rappelons, a été décapité. Voir chapitre Caput.17

 

LES FACETTES DU JESUS TERRESTRE

IMMANUEL

Les Mandéens, un groupe de Gnostiques chrétiens, existent toujours dans le sud de l’Iraq. Leur rituel central est le baptême, pratiqué plusieurs fois par an. Voici l’une de leurs légendes:

« Jérusalem fut fondée par une puissance Déesse du nom de Ru Ha. Ru Ha est une déesse maléfique qui contrôle les Sept Planètes. Ils disent que Ru Ha a fait un travail diabolique sur la terre au travers de plusieurs hommes choisis. Ce sont Abraham, Moïse, David et son fils Salomon. Mais son œuvre la plus maléfique fut finalement réalisée au travers d’un homme. A son temple de Jérusalem, une jeune prêtresse fut choisie pour donner naissance à un rejeton spécial. Son nom était Miriam. Nous l’appelons Marie. Elle porta l’enfant de Ru Ha, le Imunel (Immanuel) et il se fit appeler Jésus. Il fut baptisé par Jean et apprit beaucoup de lui. Puis, disent les Mandéens, il s’écarta des enseignements de Jean et égara le peuple. Les Mandéens disent que Marie est la ‘Fille de Moïse’ et que ce Moïse résidait sur le Mont Sinaï. »18 Etant donné que rien, dans l’histoire spirituelle, n’est laissé au hasard, nous rappelons aux lecteurs qu’Immanuel ou Emmanuel est l’un des noms divins, signifiant ‘Dieu est avec nous’, ce qui nous ramène à la définition du Messie.

LES PERSONNAGES DU TALMUD

Le Talmud est une compilation de documents, de commentaires et discussions sur les lois judaïques. La Mishna est le texte et la Gemara, les commentaires. Le titre de Talmud se réfère plus fréquemment aux commentaires seuls. Il existe deux Talmuds, le palestinien, ou Talmud de Jérusalem, et le Talmud babylonien. Les lois ou Mishna sont communes aux deux versions tandis que les commentaires ont une origine, sont donc des textes différents.

En raison des persécutions envers le peuple juif, le texte du Talmud a été altéré après 1631. A cette date, un groupe d’Aînés se réunit en Pologne et décida de supprimer dans les nouvelles éditions toute mention du nom de Jésus. Parfois, ce nom a été, dit-on, remplacé par l’expression « Celui-là » Such-an-one ». Des copies des textes originaux existent pourtant dans certaines bibliothèques européennes ainsi qu’à l’Université d’Oxford.

Le Talmud babylonien cite un guérisseur renommé, Yeshua Ben Pantera, l’un des noms attribués à Jésus. Josué Ben Pandira, élève de Josué Ben Perachia, « naquit dans la quatrième année du règne du roi juif Alexander Jannaeus, en dépit des assertions de ses disciples selon lesquelles il serait né pendant le règne d’Hérode. Ben Pandira serait né autour de l’an 120 avant notre ère et fut exécuté lorsqu’il avait 50 ou 60 ans. On dit aussi que cet événement eut lieu en l’an 3671 du roi Jannaeus, soit 90 ans avant notre ère. Nous retiendrons que la naissance de Ben Pandira antidate d’un siècle celle du Jésus des Evangiles .

Voici l’extrait du Talmud le plus fréquemment cité à propos de Jésus, commentaire extrait du Sanhédrin 43a et antérieur au deuxième siècle :

« Voici la tradition : le soir de la Pâques ils ont pendu Jeshu (le Nazaréen). Et le crieur public annonça la nouvelle quarante jours avant l’événement (disant) (Jeshu le Nazaréen) doit être lapidé, car il a pratiqué la magie, a déçu et égaré Israël. Si quelqu’un a quelque chose à dire en sa faveur, qu’il se présente et le déclare. Ils ne trouvèrent rien en sa faveur. Et ils le pendirent le soir de la Pâques. Ulla dit : serait-il possible que ce (Jeshu le Nazaréen), un révolutionnaire, ait ( quelque chose en sa faveur ? C’était un tricheur et le miséricordieux (Dieu) a dit : ‘tu ne l’épargneras pas, et tu ne le couvriras pas’.19 Mais c’était différent pour Jeshu le Nazaréen, car il était près du royaume. » « Cela se passa avec R. Eliazar Ben Damah, qui fut mordu par un serpent, que Jacob, un homme de Kefar Soma, vint soigner au nom de Yeshua Ben Panthera. »

Les rabbins ne confondent généralement pas Ben Pandira avec le Jésus des Evangiles car ils savaient que le Jésus des Evangiles était un personnage fictif. « Mais jusqu’au quatrième siècle, lorsque les Chrétiens ont tracé sa généalogie, sous la main d’Epiphane, ils furent forcés de faire dériver leur Jésus de Jésus de Pandira. Epiphane donne la généalogie du Jésus canonique de cette manière : Jacob, nommé Pandira, Marie, Joseph-Cleopas, Jésus. »20

Ben Stada ou Ben Pandira a été accusé de sorcellerie. Eduqué par les maîtres égyptiens, il a utilisé la magie et la connaissance pour accomplir les miracles à l’origine de sa renommée et de la jalousie des rabbins. La légende dit qu’il avait dissimulé une formule magique sur sa cuisse afin de ne pas l’oublier :

« Si quelqu’un écrit sur sa chair, il est coupable, celui qui marque sa chair. C’était écrit. R. Eliazar a dit aux sages : ‘Ben Stada n’a-t-il pas rapporté certaines magies d’Egypte en écrivant sur sa chair ? Il était idiot, ont-ils répondu, aucune preuve ne peut être attendue des idiots. (Etait-il le fils de Stada : sûrement il était le fils de Pandira, dit H. Hisda, le mari était Stada mais l’amant Pandira). »21« Et c’est ce qu’ils firent à Ben Stada à Lydda, et ils le pendirent le jour des Pâques. »22

L’histoire de Josué Ben Pandira est reprise par nombre d’auteurs et de sites Internet. Publiée en 1860 par Eliphas Lévi dans L’Histoire de la Magie, elle fut reprise par Blavatsky dans Isis Dévoilée, publiée en 1877, et Kenneth Mackenzie dans son Royal Masonic Cyclopedia (1877). 

« Une jeune vierge de Nazareth, nommée Miriam, qui avait été fiancée à un jeune homme de sa tribu, nommé Jonachan, fut un jour surprise et violée par un certain Pandira ou Panthère, qui s’introduisit dans sa chambre déguisé et sous le nom de Jonachan. Ce dernier fut mis au courant de l’infortune de sa fiancée, la quitta sans la compromettre, car elle était en fait innocente. En conséquence, elle donna naissance à un garçon qui reçut le nom juif de Joshua, ou Jésus dans le dialecte gréco-araméen, un prénom ordinaire pour l’époque. Cet enfant fut adopté par un rabbin nommé Joseph qui l’emmena en Egypte où il fut initié dans les sciences occultes. Les prêtres d’Osiris, le considéraient comme l’incarnation longtemps attendue de Horus, promise aux Adeptes, le consacrèrent finalement Souverain Pontife de la religion universelle. »23

D’autres textes disent que Joshua aurait accompli ses miracles car il aurait volé aux prêtres juifs le Nom Sacré, c'est-à-dire qu’il aurait connu la prononciation véritable du Nom Divin. Cela expliquerait leur hargne inutile. On dit aussi que Miriam n’aurait pas été violée mais aurait eu un amant. Il est facile d’imaginer les calomnies produites au fur et à mesure des années par un peuple qui a rejeté ceux qui se sont présentés comme leur Messie. Quoi qu’il en soit, nous louons le courage de cette famille et de cet homme car à cette époque une telle situation ne fut certes pas facile à vivre ! Quant à la jalousie des prêtres et des Juifs et aux divers ragots qui ont pu naître sur les pouvoirs de magicien de Josué, elle est encore une fois la preuve de l’étroitesse de l’intelligence et de la religion humaine, qu’elle soit chrétienne ou juive !

 

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